Histoire et déroulement du concert:

Après avoir offert deux albums studios et quelques tubes en cinq ans de carrière, Mylène Farmer décide de monter pour la première fois sur scène. Les détracteurs, très nombreux, disent que Mylène ne sait pas chanter et qu'elle ne sait faire que du play-back. Elle veut ainsi prouver aussi bien à la critique qu'à son public, qu'elle n'est pas uniquement une artiste à clips, mais également une chanteuse qui sait partager ses émotions avec son public. Laurent Boutonnat et Mylène préparent donc dans le plus grand secret leur première scène, avec l'aide de Gilles Laurent (le futur coscénariste de "Giorgino"). Pour un coup d'essai ils décident de commencer le spectacle à Saint-Etienne puis une série de concerts au Palais des Sports de Paris est prévue pour mai 1989. Mylène répète chaque jour, chaque nuit ses chorégraphies, s'octroie les services d'Hervé Lewis pour sa mise en forme et un nutritionniste la suit également. Elle veut mettre toutes les chances de son côté. En cas de succès, une tournée dans toute la France, mais aussi en Belgique et en Suisse sont prévues. Pour ce concert, tout a été pensé pour que le spectacle soit grandiose: les musiciens français les plus en vogue du moment ont été choisis, un décor noir et froid de cimetière pour la scène, des costumes de Thierry Mugler (ami de longue date de Mylène), des chorégraphies qui font mouche, du son, des lumières et des feux d'artifices impressionnants pour l'époque, des bouts de clips joués en live. Le tout dans une ambiance morbide et colorée. Les critiques sont à la fois impressionnées et agacées. Mylène ne laisse personne indifférent. Les fans, eux, sont au rendez-vous: la semaine de concerts affiche très vite complet. La tournée peut alors commencer. Elle chantera à guichet fermé partout et finira en apothéose pour les deux dernières soirées à Bercy en décembre 1989. Certaines dates ont cependant dues être annulées en raison de salles trop petites pour contenir l'infrastructure du concert.

 

Le rideau s'ouvre, un portail en fer immense et des pierres tombales apparaissent devant les yeux du public impatient. Des bruits sourds, des cris d'enfants viennent troubler le bruit ambiant de la salle et les cris du public. Un moine encapuchonné vient ouvrir les lourdes portes grinçantes du cimetière, les clefs s'entrechoquent et ouvrent la serrure. Le tic-tac incessant et hypnotisant de "L'horloge" ouvre le bal. L'ambiance est lourde, pesante, le ton du concert est donné. Les portes du cimetière s'ouvrent. La salle est plongée dans une obscurité oppressante. L'entrée en scène est magnifique, Mylène apparait au fond de la scène, éclairée par deux halos de lumière semblant provenir des tréfonds de la terre, au milieu des pierres tombales. Toute vêtue de noir, parée de voiles transparents, elle descend les marches pour rejoindre le devant de la scène et elle entonne avec la plus grande solennité, d'une voix grave, les mots empruntés à Baudelaire. Cette chanson d'ouverture sera impressionnante pour le public, une communion parfaite, quelques briquets s'allument dans la salle. A la fin de la chanson, elle sort par un autre escalier qui descend dans les coulisses.

"Plus grandir" est la chanson suivante. Assise sur une pierre, elle entonne les premières phrases, le public est conquit immédiatement. Deux danseuses la rejoignent. Elles commencent une danse que seuls les spectateurs du concert auront la chance de voir en entier, car cette chanson n'est disponible sur aucun support officiel en entier. La danse est assez simple, mais au moment du pont musical la danse devient plus rythmée. C'est un moment clef de la mise en scène de cette chanson. Mylène ne chante plus et le public lui crie son amour. Pour cette chanson Mylène a changé de tenue et porte un haut noir moulant au col et aux poignets blancs et un corsaire noir moulant.

Mylène chante "Sans logique" entourée de tous ses danseurs qui entament une chorégraphie avec elle sous des lumières passant du blanc au rouge, symbolisant respectivement le bien et le mal. Vers la fin de la chanson les danseurs disparaissent laissant Mylène seule sur scène avec son public en liesse. Le moment clef de la chanson est le même que pour "Plus grandir": le pont musical où Mylène se penche, la tête en arrière. Elle porte la même tenue que sur la chanson précédente.

La salle est plongée dans le noir et la choriste Carole Fredericks, habillée en nurse, apparait au devant de la scène simplement éclairée au niveau de son visage. Elle dialogue avec le public. A la surprise générale Mylène sort de dessous la robe impressionnante de la choriste en s'adressant, elle aussi, au public, vêtue d'une grenouillère blanche au col rouge et de socquettes blanches. Le public exulte. Elle entame les premières paroles de "Maman a tort" aux côtés de Carole Fredericks. Un simple halo de lumière blanche les éclaire, les suivant selon leurs déplacements. S'ensuit une sorte de petit rap entre les deux. La chanson se finira par un rire de la choriste qui se noiera dans la bande son alors que Mylène a disparu de la scène.

Immédiatement, s'enchaine "Déshabillez-moi", reprise de la célèbre chanson de Juliette Gréco. Mylène apparait habillée d'une robe en simili cuir très serrée comme une camisole de force dans laquelle elle ne peut quasiment pas bouger. Mylène chante face à un micro sur pied et semble en phase avec son public. Cette chanson à l'origine ne correspond pas à Mylène et son univers, mais elle montre qu'elle a plus d'un tour dans son sac et offre une interprétation des plus érotiques, très appréciée du public. Lors des répétitions, Mylène eut beaucoup de mal à rire. Un certain temps pour enfiler la robe et l'ôter était utile alors qu'il fallait faire vite.

 Première chanson triste du spectacle, "Puisque", préférée à l'époque à "Dernier sourire". L'introduction musicale sous fond de tonnerre et de batterie est l'une des plus fortes du spectacle. Dès l'arrivée en scène de Mylène, beaucoup de briquets s'allument. Mylène apparaît sur le côté droit de la scène, elle est vêtue d'une longue robe noire, elle est gantée également de noir. La chanson fait pleurer le public. Mylène aussi est au bord des larmes. Le jeu des lumières est magnifique: la série de spots blancs s'allumant un à un. Grand moment d'émotion et de douleur avec une Mylène magnifique. Le noir se fait dans la salle.

Aussitôt, les premières notes de "Pourvu qu'elles soient douces" se font entendre. Le public exulte de joie. Mylène apparait de dos sur le côté droit de la scène sur un socle en hauteur. Les danseurs entrent par le milieu de la scène, tandis que Mylène se retourne face au public. Elle est vêtue d'une robe noire ouverte par devant et on distingue des collants rouges brillants et des bottes noires à ourlets violet. Mylène descend de son piédestal et rejoint ses danseurs, un d'entre eux dégrafe le bas de sa robe. Elle se fait porter par deux de ses danseurs au dessus de leurs têtes, telle une morte, sur le thème musical de la chanson et dès le commencement de la chanson est posée à terre. Mylène entame une chorégraphie plutôt sexy avec ses danseurs tout en chantant sous des lumières rouge, verte, bleue et jaune. Elle retourne sur le socle pour applaudir tandis que les danseurs continuent leur chorégraphie avant de les rejoindre à nouveau sur la scène. Elle courre ensuite le long de la scène pour présenter ses musiciens et ses choristes. Un technicien l'emporte dans ses bras pour la sortir de scène. Le moine encapuchonné apparaît. Slim Pezin, Jean-Philippe Audin & Christian Padovan entament un trio au devant de scène afin de permettre à Mylène de se changer. Le moine ressort par le fond de la scène et des flammes apparaissent.

Un duo entre les deux choristes ouvre "Allan". Une voix semblant venir des ténèbres vient ouvrir la rythmique et le thème musical de la chanson. Mylène apparaît sous une faible lumière blanche. Elle est vêtue d'une veste grise au col, poignets, boutonnière et poches noirs ainsi qu'un pantalon à carreaux noir et blanc. Pour cette chanson, aussi, seuls les spectateurs du concert auront la chance de la voir en entier, car elle n'est également disponible sur aucun support officiel en entier.

La guitare de Slim Pezin annonce la chanson suivante: "A quoi je sers?". Mylène chante son dernier single en date dans la même tenue que la chanson d'avant. La lumière venant du haut de la scène éclaire sa silhouette mais son visage reste noir, symbolisant le mystère qui est propre à cette chanson, avant d'être ensuite éclairé lui aussi. Le public se retrouve dans ce texte et chante avec Mylène tout en applaudissant en cadence. La chanson n'a été rajoutée qu'en septembre. Les fans de mai ne l'auront donc pas eue car ce sont eux qui la lui ont inspirée, ainsi que "La veuve noire".  

Mylène met une casquette à carreaux noir et blanc, retourne sa veste réversible du côté des carreaux noir et blanc également sur une chemise noire. Elle retourne au milieu de la scène et entame une chorégraphie sur les premières notes de "Sans contrefaçon" en attendant l'arrivée de ses danseurs eux aussi vêtus de costumes à carreaux noir et blanc. Le début de la chanson: "Dis maman, pourquoi je ne suis pas un garçon?" a été coupée. Mylène commence donc différemment cette chanson tant apprécié du public qui reprend le refrain à la demande de Mylène. Tout au long de la chanson, Mylène danse entre ses danseurs qui font une vague humaine en se tenant la main vers la fin de la chanson pendant que le public reprend le refrain.

Les trompettes et le roulement de tambour militaire ouvre la chanson "Jardin de Vienne". Mylène est assise sur la même pierre tombale que pour le début de "Plus grandir", elle se lève, s'avance et chante doucement éclairée par les briquets de la salle et un simple halo de lumière blanche. Elle est vêtue d'une chemise noire, d'un châle vert et du même pantalon que les deux chansons précédentes. Au milieu de la chanson, elle s'agenouille au devant de la scène et continue à chanter puis se relève. Elle est à nouveau au bord des larmes. Elle sort ensuite par le fond de la scène afin d'atteindre les coulisses pendant que les choristes continuent à chanter. Deuxième moment d'émotion et de douleur du spectacle avec cette chanson sur la pendaison d'un ami de Mylène.

La scène est plongée dans le noir et on entend les premières mesures de "Tristana". Une lune pâle éclaire l'arrivée des danseurs habillés en costumes soviétiques. Après une longue introduction, Mylène apparait en haut d'un escalier qu'elle descend sous le regard émerveillé du public. Elle est vêtue d'un long manteau rouge sang au col et poignets noirs et de gants noirs dont certains doigts sont manquants. Tout en chantant, elle danse avec ses danseurs. Pendant la chanson, un danseur la porte dans ses bras puis la repose et la chorégraphie recommence. La chanson s'arrête quelques secondes puis reprend. Elle quitte la scène par le même escalier accompagnée de deux danseurs.

"Ainsi soit je...", hommage à un proche décédé commence par un duo de Bruno Fontaine au clavier et de Slim Pezin à la guitare dans une longue introduction musicale. Les briquets s'allument dans la salle et Mylène apparait venant de la droite de la scène. Elle est vêtue d'une longue robe noire presque totalement transparente. Sous le coup de l'émotion, la voix de Mylène tremble pendant la chanson. Elle finit par pleurer à plusieurs reprises laissant le public continuer la chanson avant de reprendre le cours de la chanson. Le public pleure également. Elle termine la chanson en levant son bras. 

Tandis que les premières notes de "Libertine" et des samples de voix masculines se font entendre, les danseurs entrent en scène munis de chandeliers. Tout à coup, au milieu de la scène Mylène apparait avec Sophie Tellier, l'une de ses danseuses. Elle porte une chemise blanche, un fuseau noir, des cuissardes et des gants rouges. Elles sont dos à dos et ont chacune à la main un pistolet. On assiste à la reconstitution du clip avec un duel à armes à feu. La salle explose de joie quand Mylène tire un coup de feu sur sa rivale. La chorégraphie commence, les danseurs sont munis d'éventails, le costume de la rivale de Libertine est magnifique: robe rouge décolletée et cuissardes noires. Mylène monte sur le socle du côté droit de la scène et invite le public à taper des mains. Elle retourne sur scène pour danser avec sa rivale. Les jeux de lumière du rouge à l'orange en passant par le rose sont magnifiques. Mylène enflamme la salle, elle se penche auprès du premier rang. La chanson s'arrête puis reprend à plusieurs reprises puis elle présente ses danseurs. Elle monte ensuite les marches pour se retrouver en fond de scène. Pendant qu'elle salue le public les lumières passent du bleu, au rouge, au jaune et au vert. Et le clou du spectacle arrive: de magnifiques feux d'artifices sortent de partout laissant le public émerveillé et scandant le nom de Mylène alors qu'elle a disparu de la scène.

Le premier "mouvement de lune", composé par Laurent Boutonnat et Bruno Fontaine commence par un chant de moine, puis traînera longuement une mélodie mélancolique mêlée de piano, sons fantastiques et autres.

Pour la dernière chanson, Mylène arrive sur scène vêtue d'une longue robe violine fendue, elle entonne un titre de Marie Laforêt "Je voudrais tant que tu comprennes", ce texte est approprié à la fin du spectacle et le public réagit à chaque mot qu'elle prononce. Mylène pleure à nouveau tout au long de la chanson et le public la soutient en lui criant "Pleure pas Mylène" alors que lui-même ne peut retenir ses larmes. C'est un énorme moment d'émotion.



Le deuxième "mouvement de lune" clôture le spectacle, les pleurs d'enfants reviennent, mais soudain ces pleurs se transforment en cris. Le tic tac de l'horloge se fait entendre à nouveau. Mylène sort de scène et le moine encapuchonné referme derrière elle les lourdes portes du cimetière. Elle salue son public et la lumière disparait doucement. Mylène ne reverra pas son public pendant sept longues années.

 

Deux soirées ont été également organisées durant cette longue tournée, regroupant journalistes, amis et professionnels, la première réalisée dans Les Jardins de Bagatelle au mois de mai, la seconde à l'École des Beaux arts début décembre, lieu unique, qui connaîtra malheureusement quelques déboires, puisque Mylène Farmer et Bertrand Le Page, suite à une violente réaction incontrôlée de ce dernier, mirent fin à leur collaboration. N'ayant pas apprécié que la remise officielle du disque de diamant pour plus d'un million d'exemplaires vendus de l'album "Ainsi soit je…" se fasse parmi le brouhaha de la foule et à table, Bertrand le Page fit un scandale devant toute l'assistance, personne ne pouvant l'arrêter. C’est Thierry Suc qui prendra dès lors la place de Le Page.

 

 

Fiche technique:

Nom du spectacle: Mylène Farmer en concert, Tour 89

Budget: 40 000 000F (6 000 000E)

Editions: Bertrand Le Page.

Production du spectacle: Laurent Boutonnat & Thierry Suc

Conception du spectacle: Laurent Boutonnat et Mylène Farmer.

Directeur de la production: Thierry Teodori.

Coordination de la production: Paul Van Parys

Direction artistique: Laurent Boutonnat

Ingénieur son: Dominique Chaloub

Chorégraphies: Mylène Farmer

Coordination des Chorégraphies: Sophie Tellier

Son: Thierry Rogen

Conception des lumières: Jacques Rouveyrollis / Fred Peveri

Création des costumes: Thierry Mugler

Décors: Hubert Monloup

Sponsors: NRJ et Coca-Cola

Nombre de dates: 52 en comptant le Palais des Sports

Nombre de spectateurs: Plus de 300 000

 

Les musiciens:

Jean-Philippe Audin (violoncelle) / Patrick Bourgoin (flûte et saxo) / Philippe Drai (percussions) /

Bruno Fontaine (claviers) / Slim Pezin (guitare) / Yves Sanna (batterie) /

Beckie Bell / Carole Frédéricks (choristes)

 

Les danseurs:

Bruno Balto / Georges Barrier / Edwige Chandelier / Christophe Danchaud

Alicia De La Fuente / Marianne Filali / Pascal Montrouge / Sophie Tellier

 

Track-listing des chansons interprétées

Prologue / L'horloge / Plus grandir / Sans logique / Maman a tort / Déshabillez-moi / Puisque /

Pourvu qu'elles soient douces / Allan / A quoi je sers ? / Sans contrefaçon / Jardin de Vienne / Tristana /

Ainsi soit je... / Libertine / Mouvements de Lune / Je voudrais tant que tu comprennes / Mouvements de Lune (2e partie)

 

La promotion du live:

À l'aide d'affichage et de publicité radio, la première tournée de Mylène fonctionne comme personne ne l'aurait l'imaginer. Un univers lugubre, mis en scène par Laurent Boutonnat et Mylène Farmer, dont le cliché principal, réalisé par Marianne Rosensthiel montre la chanteuse derrière une porte entrouverte d'un cimetière, entourée d'une épaisse fumée blanche.

   Voici tous les visuels ayant servis à la promotion de cette tournée, de l'affiche officielles aux billets, en passant par les invitations aux soirées VIP.

 

PLAN PROMO

 

PLAN MEDIA

 

AFFICHE OFFICIELLE

 

BILLETS

Billet complet recto verso

 

Billet Bercy

Billet Bruxelles

Billets Palais des Sports

Billet Saint-Etienne

 

INVITATIONS

Invitation Palais des Sports

Invitation Marseille

Invitation VIP aux jardins de bagatelle

 

PASS

Pass tout accès

Pass coulisses

 

PUBLICITE POUR LA K7 VIDEO

 

LES DATES DES CONCERTS

Mai

11 - Saint-Etienne / du 18 au 25 - Palais des Sports de Paris

Septembre

19 - Grenoble / 22 - Valence / 23 - Fréjus / 24 - Avignon / 26 - Toulon / 29 - Montpellier / 30 - Toulouse

Octobre

1 - Toulouse / 6 - Limoges / 7 - Montluçon / 8 - Le Mans / 10 - Lyon / 11 - Clermont-Ferrand / 13 - Lausanne / 14 - Annecy /

18 - Rennes / 20-21 - Bruxelles / 24 - Bordeaux / 25 - Angers / 27 - Poitiers / 28 - Pau

Novembre

8 - Chartres / 10 - Lorient / 11 - Tours / 14 - Perpignan / 15 - Nîmes / 16 - Marseille / 17 - Bourg en Bresse / 20 - Caen /

21 - Reims / 22 - Besançon / 24 - Lons le Saunier / 25 - Metz / 26 - Liévin / 28 - Montbéliard / 29 - Epinal

Décembre

1 - Rouen  / 2 - Nantes  / 3 - Amiens  / 5 - Mulhouse / 6 - Strasbourg  / 7-8 - Paris Bercy

 

MERCHANDISING

Programme / T-Shirts et Pulls / Briquets / Photo de Christophe Mourthé dédicacée / Pochette de 8 photos de clips...

 

CONTENU DU PROGRAMME

Plusieurs textes écrits par Mylène / photos d'elle bébé / photos personnelles / photos inédites des clips /

dessins / partition de L'horloge / discographie